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      Jean Corti est né en 1929 à Bergame en Italie et  décédé le 25 novembre 2015. Sa famille s'installe à Nanterre en 1932. A l'âge de 14 ans, il reprend les airs à la mode de l'époque (Fréher, Damia et Tino Rossi) sur un vieil accordéon. Sur  conseils de son entourage, il suit des cours de solfège. Il restera toute sa vie habité par  les bruits ambiants de la banlieue ouvrière, en face des usines Simca, là où les Ritals avaient élu domicile.
     Sa carrière professionnelle débute dans les bals clandestins de "l'Ile Fleurie" (1944), puis dans les bordels militaires où les G.I.  se font "les rois du monde" et les petits dancings où tournent les robes à fleurs des fille pleines de promesses. Jusqu'à 25 ans, il joue de l'accordéon et du bandonéon dans un orchestre qui se produit dans les bals musette.
     En 1953, il part pour une tournée de 6 mois aux côtés de Georges Brasses, mais curieusement comme contrebassiste. Les années 60 sont à peine arrivées qu'il croise le chemin de Jacques Brel. Il devient son accordéoniste accompagnateur pendant 6 ans. Naîtront alors sous la plume de Corti, des monuments de la chanson française : Madeleine, les Bourgeois, les Vieux et Titine.
     En octobre 1965, lors d'une tournée en russie, Jean Corti annonce à Brel son départ. A Paris il ouvre pendant 2 ans un dancing, puis se retire dans le midi. A la fin des années 70, il reprend son accordéon pour accompagner Barbara, Cora Vaucaire, Rosalie Dubois ou Henri Rachan. Il  retrouve ses amis accordéonites, Jo Privat et Armand Lassagne. Durant les années 80, Jean  tourne au Canada et en Europe. Sur scène, il interprète  souvent Brel et des compositions personnelles. Au cours de ses multiples pérégrinations, il rencontrera Alain Bashung, les Rita Mitsouko et Michel Pétrucciani. Plus près de nous, Alain Leprest, Olivia Ruiz, Thomas Fersen.... Mais c'est avec le groupe "Les Têtes Raides" qu'il va s'attarder longuement et se lier d'une profonde amitié. En 2001, il sort "Couka". 20 000 exemplaires seront vendus en France et 10 000 exemplaires au Japon.
      En 2007, il sort "Versatile", un album perso entre valse et jazz. Jean Corti s'y raconte en jouant ses propres comos Versatile, Place Montmartre, la Ritale... Il y rajoute quelques mélodies immortelles de la chanson française La Javanaise, les Feuilles mortes et Ma p'tite Chanson.
      Le parcours artistique  de Jean Corti nous invite au respect et à l'admiration.

Texte de l'anthologie de l'accordéon d'Eric Bouvelle.


 (Mon idole) au début des années 2000 j'ai eu l'occasion de rencontrer Jean Corti lors d'un festival d'accordéon en Charente où je me produisais également. Il y avait aussi Daniel Colin. Nous avons sympathisé. Jean m'a fait une aubade personnelle de près d'une heure avec l'intervention de Daniel. Deux grands artistes d'une très grande gentillesse. Je ne les oublierai jamais.

Réf : Wikipédia ici   Loïc Lantoine ici   entre autre.

Société d'histoire de Nanterre : ici       Voir également ce PDF : ici

Quelques photographies

        


 
 



Quelques vidéos

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